Il y a trente-cinq ans, son premier livre se refermait sur la famille Felscherinow au sommet du désespoir, leur fille aînée envoyée de force par la mère chez sa grand-mère dans la campagne de Kaltenkirchen, loin de la drogue et du quartier miteux de la gare de Zoo, à Berlin-Ouest, où elle tapinait. Dans la dernière scène, elle joue avec des enfants dans une carrière de calcaire. Elle boit aussi du vin rouge et fume du hasch, jamais loin de retomber dans son ancienne vie. Une fin ouverte. Un morceau de vie qui a bouleversé bien au-delà d'une Allemagne divisée par le Mur. Traduit en dix-huit langues, il sera vendu à cinq millions d'exemplaires dans le monde. En Allemagne, le livre est même imposé comme lecture obligatoire dans les écoles, comme un contre-exemple. Et la suite ? Christiane la raconte, telle qu'elle l'a vécue : brute et flippante, avec beaucoup de naïveté et de franchise.
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